lines

Hello ! I love kids and dogs most of all, because they're pure and simple, friendly and loyal. The only thing that prevents me of being misanthropic is that I believe that I have everywhere, in this world, brothers and sisters of soul, or spirit. Mine just don't have the power to change things for the best. But I want to believe that one day, a majority of people will come to their senses. Above religion, colour of skin or other barriers.

Friday, June 09, 2006

Cascade


Cascade de feuilles
Le charme fou d'un hêtre
un peu fau de verts
si coulant
gouttes de dentelles
dessine un être
flottant dans l'air

Tuesday, June 06, 2006

La source


S'écoule
Gouttes de musique sans fin
Murmures
Au dela de l'air du temps
plus fort que les pierres emmurées
Ruisselle de flammes liquides
la source toujours restera
ruisseau de bruine
de l'air
du feu
du roc !

Friday, June 02, 2006

Fleurs

Une vieille maison

Il y avait un camion devant la maison. Tout à l'heure. Un camion de déménagement.
Les oignons qu'elle avait planté, il y a si longtemps, sont en fleurs. Malgré son absence. Malgré le décès qui a tout changé. Comme si la nature criait un dernier soupir avant de disparaître.
Il y a un camion.
Dans la maison, il y a peut-être un vieux poele qui fera la joie d'un antiquaire. Il y a un vieux four à pain, dans la maison annexe, ça, je le sais. Mais il n'y a pas d'eau courante. Pas de ce luxe que tout ce qui appartient vraiment au patrimoine ne possède pas.

Il y a deux maisons, presque trois, si l'on compte la grange. La maison sans eau, est un cube d'intérêt architectural moindre, c'est vrai. Mais quand il est mort, je me disais, tiens un jour, on verra peut-être courrir des enfants au milieu des fleurs. Un bout de tuyau, et il y aurait eu de quoi rendre heureuses, deux familles. Et encore une ou deux dans la maison d'il y a plus de deux cent ans. Un charme à pleurer, un lilas un peu fatigué, au tronc d'arbre, fier et tendrement pâle.

Je me suis arrêtée devant le jardin. Le coeur serré. Tout ce que j'aurais réussi à faire c'est offrir à ces fleurs un dernier printemps... Compromis de cons, de dupes, de rien, de chagrin, ils vont mettre un garage sous la destruction.

Bah, des maisons, cela se détruit tous les jours, partout dans le monde, vous me direz. A coups d'avions, de bulldozers, de tremblement de terre, de tsunami et de toutes ces choses.

Il y avait un camion, tout à l'heure devant la maison !
Coquille. Vide.
La coquille, dans tout cela c'est que c'est elle qu'il aurait fallu transporter, loin, loin de la destruction.

Dans mon sac, il y avait mon appareil de photo. J'ai hésité. Je l'ai déjà en photo, en hiver, en automne, en été. Je n'ai juste pas cette maison, au printemps, avec les tulipes, le lilas...

Désormais, toute photo serait celle d'une autopsie.

...


Si j'y allais maintenant, ce serait comme décréter, ok salut, ciao alors.

Mais ...


Qui peut m'assurer que cette image restera gravée à jamais, dans mes souvenirs ?


...


Thursday, June 01, 2006

Surréaliste

C'est drôle, la vie. On passe le premier cycle, ceux d'avant la première bicyclette, à croire à la magie. Puis, le reste de sa vie, à se forcer à y croire, encore. Toujours.

La magie.

Ce soir, j'ai vécu un instant magique.
On dira magie du net.
C'était sur un tout petit écran, à peine plus grand qu'un poudrier de terre de soleil, mais tellement plus riche d'éclat. Durant une conférence retransmise, il m'a dit merci, d'un sourire adorable, pour un petit tuyau que je lui avais soumis, au fil de nos quelques lignes échangées.
Emue, j'ai suivi tout l'évènement.
Et puis soudain, cela m'a frappée.

Il avait tout d'un père Noël.
La barbe, le ventre rond, les yeux si gentils

Et alors, je me suis dit, tiens, c'est marrant, il parle de ce dont nous parlions, de ces coincidences, cette impression, au bout du compte que tout, finalement tout n'est qu'amas de particules d'un plus grand plan. Et comme une lueur, je me suis dit, vu d'ici, là, maintenant à la seconde, faut croire que toutes ces lignes, ces connexions, ces instants ne devaient mener qu'à cet instant.

Un père Noël qui me sourit, à travers les ondes, et qui dessine sur ma bouche un sourire que même Man Ray n'aurait pu imaginer.

Doucement et tendrement surréaliste.

Merci Internet.

Holiday


... throwing stones, throwing stones ...

...........................oh you're my holiday