lines

Hello ! I love kids and dogs most of all, because they're pure and simple, friendly and loyal. The only thing that prevents me of being misanthropic is that I believe that I have everywhere, in this world, brothers and sisters of soul, or spirit. Mine just don't have the power to change things for the best. But I want to believe that one day, a majority of people will come to their senses. Above religion, colour of skin or other barriers.

Sunday, June 28, 2009

Home

09.09.09 - Bixby


Esasları





Coming Home


Coming Home - bixby
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Un peu chop suey...
d'après une photo volée quelque part sur le net qui m'a fait imaginer
le retour du fiston au village. Au premier plan. Avec le père, heureux.
Les amis présents, le hedef okey
et puis, il y a moi, nous, qui les avons à l'oeil
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I saw this image on the net and imagined a story. Sometimes I can make myself stories, like some bedtime stories. I'm a bit of a fool, I know. So I imagined the son, living somewhere in Europe, or else, returning home. For a holiday or for allways, not important. And the pleasure of the father, proud. The old friends of the village... the game behind. The fact I, we... are watching them ...

Friday, June 26, 2009

Chants de là-bas

Chants de là-bas - Bixby

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Wednesday, June 24, 2009

Rasez les montagnes ....


It's an old post card from Cavit Kürnek, a photographer I adore.
I decided to take away the mountains, and replace them with blue sky

Cavit Kürnek, photographe

Je l'adore.

Petit polaroïd de l’âme faite photo : Cavit Kürnek

« Les êtres, un arbre, une pierre … je deviens l’ami de ce que je photographie. » Et cet amour, cette tendresse se sent dans chacune des photos de Cavit Kürnek.
Il vient de Cesme (Izmir), il y enseigne la photo. Il y a longtemps que ses photos, agrandies, encadrées, signées de sa main, sont nos fenêtres posées contre les murs de chaux. Et à une époque où les cartes postales se résumaient au style … carte postale, son regard sur ce qui nous entourait, était comme un souffle de bonheur. La première fois que ma mère m’a envoyé une carte postale de là-bas signée de son nom, j’en ai eu des larmes aux yeux avant de rire : un muret, délabré, sur lequel trônent des bidons d’huile d’olive rouillés emplis de géraniums, bougainvilliers, plantes folles. C’est tellement typique. D’ailleurs je pense que c’est une des rares cartes postales sur laquelle elle s’est contentée d’écrire « un sourire d’ici ». Et rien d’autre. C’est dire. Tellement parlant en soi, et si peu carte postale, à la base, si on y réfléchit.

Imaginez, vous êtes à Cesme, presqu’île dont le sable est si blanc, la mer si turquoise, qu’en agrandissant le zoom, en saisissant les palmiers des villas anciennes de cette côte, vous avez presque le cliché habituel style atoll, Bahamas ou que sais-je moins les vahinés. Et voilà Cavit Kürnek qui vous parle tendresse, souvenirs, nostalgie, par le biais de quelques bidons d’huile rouillés. Certains locaux se sont demandés s’il était devenu… loco. Fou. A-t-on idée de faire de maisons tombant en ruines, ou de bidons rouillés, une vitrine d’un pays qui pourrait se contenter de titiller les touristes avec des plages de sable fin, des rochers genre Acapulco, des hôtels à étoiles à GeO aux dents requines, des promenades d’Anglais, des aspects Saint Trop ou sauvages ?

Les cartes postales, ce n’est pas son truc. Précision : l’esprit entendu « carte postale ». Bien sûr, il a créé une école de photo, et a formé de nombreux jeunes qui sont absolument attendris par le personnage, sa simplicité, son professionnalisme. Son regard. Pour lui, la vérité est toujours ailleurs : « je n’ai pas d’enfants, et je me dis qu’il y a quand même deux ou trois choses que je peux laisser, pas tant pour laisser de mes traces à moi, mais pour m’assurer que le flambeau, la mémoire ne s’éteigne pas. On accumule tous, au fil de sa vie, de l’expérience, un peu de savoir. De même que je deviens fou à l’idée que certains visages burinés que je photographie disparaîtront sans que leur message ait pu être conservé, j’essaie de transmettre le peu que je sache, le peu de tout ce que je peux voir, comprendre, découvrir. » Si ce sont ces mêmes élèves qui, aujourd’hui nous offrent des bijoux de photos à envoyer de vacances, ils ont tous en eux, cette envie d’aller au-delà des sentiers battus. Mais ce n’est pas évident de s’éloigner de l’exemple. Comme l’expliquait un de ses élèves en levant les yeux au ciel, avec un énorme sourire : « on peut se retrouver à dix sur un même endroit, au retour, au labo, on se demande d’où il a saisi ce point de vue unique. Et pourtant qui émane comme « la » photo évidente qui traduit le mieux l’ensemble vu. Il ne se contente pas de presser sur le bouton, c’est un artiste. »Cavit Kürnek sourit quand je lui raconte ce qui se dit de lui. Il tend les bras, embrasse ce qui l’entoure : « Franchement, ce n’est pas difficile, regardez autour de vous… »

Un jour, assis sur une terrasse encore entourée de ces fameux bidons (la mode des garden centres étant en plein essor, les bacs en plastique blanc et terre cuite sont en train de détrôner cette spécificité traditionnelle) je lui ai demandé de me raconter. Sa vie, sa passion, une envie de savoir un peu, ce qu’il y a derrière ses yeux. Vivant à l’extérieur du pays, j’ai toujours été fascinée par le fait qu’il sache exactement traduire ce qui me parle le plus de là-bas. J’entends, est-ce que des habitants de la Suisse réalisent encore, au quotidien, la beauté d’un chalet couvert de géraniums, ou la force vivante d’un mazot accroché à un village ? Est-ce qu’en voyant un peintre dans la rue, les Français réalisent-ils la poésie d’une telle scène ? Qu’est-ce qui fait la spécificité d’un jardin anglais ou d’un jardin français ? A l’heure où tout s’uniformise. Je suis fascinée par cet homme qui a gardé intacte la capacité de s’émouvoir devant des bidons rouillés.

Alors, il a commencé à me raconter ce qui l’a amené à la photo. Non pas quand il a reçu un appareil photo, encouragé par le regard tendre de sa mère, qui l’encourageait aussi à prendre la plume. Non pas à sa naissance, en 1933, mais à la période d’avant. Quand ses parents sont arrivés en Turquie. « Comme tu le sais, à cette époque il y a eu de grands transferts de population. Et donc, quand ma famille est arrivée, ayant dû abandonner leurs biens sur l’île, ils n’avaient rien. Rien que quelques sacs, quelques affaires réunies dans la précipitation paniquée. Ils étaient là, debout, attendant on ne sait quoi, quand des gens sont venus à eux, en leur disant : deux rues plus loin, vous trouverez une maison qui vient d’être quittée. Par des Grecs. Vous pourrez passer la nuit là-bas. » C’est peut-être idiot, mais pendant qu’il parlait, je regardais le sucre dans mon verre de thé fondre. N’osant croiser l’émotion de son regard. Embué. « Alors, tu vois, quand ils sont arrivés dans la maison, ils ont posé leurs quelques affaires par terre. Ma mère est entrée dans la cuisine. La gorge nouée. Pensant à la maison qu’elle venait d’abandonner, sur l’île, en face. Celle où peut-être, cette famille était arrivée. Au milieu de la cuisine, il y avait une couverture qui semblait emballer quelque chose… Durant quelques minutes, mon père, arrivé en renfort, et ma mère, ont regardé cette masse, au milieu de la cuisine. Inquiets. » Etait-il imaginable que dans cette petite maison tranquille, aux voisins émus par ce départ, et accueillants pourtant avec un sourire, leur arrivée, il y ait une bombe ? Doucement, ils se sont approchés. Ils n’avaient plus grand chose à perdre. Ils ont délicatement soulevé la couverture. « Et c’est là que ma mère a éclaté en sanglots. Et elle n’a jamais pu raconter cette histoire sans pleurer. Pleurant son départ, et leur départ. A eux. Le tout se confondant à jamais dans son cœur. Sous la couverture, il y avait une énorme casserole. Et, encore tiède… du yoghourt» Et là, a creusé dans mes yeux pour lire si je réalisais ce qui embuais les siens « Tu te rends compte ? L’image de cette mère de famille, préparant du yoghourt, comme si la vie allait se poursuivre, tranquille, alors que le jour même elle a dû partir, comme une folle, comme mes parents l’avait fait, abandonnant tout. A jamais. Tout sur place. Tu vois, on est là, et en face, il y a cette île, avec eux. » Une cuisine. Une couverture en tas, par terre… et le monde peut devenir poésie. Voilà, peut-être, le secret, le regard particulier de Cavit Kürnek. L’histoire de la cuisine. De la couverture qui a peut-être abrité un enfant, un jour…

La sensibilité d’une mère. Passionnée de tout ce qui est beau. Au cœur. L’art, la musique, la poésie. Et le cadre rigide d’un père, rêvant pour son fils une carrière de notable, voire une carrière militaire. Cavit Bey (Monsieur) rit. « Je n’étais déjà pas bien gros, jeune. Fluet. Fragile. J’ai fait mon service, comme tout le monde. Mais pour les galons, disons que c’est dans un lit d’hôpital que j’ai fini mes cours. Et c’est là que mon père s’est demandé ce que l’on ferait de moi. » Travaillant dans l’univers de la presse, du papier. Du noir blanc. De la couleur. Batifolant ça et là avec un appareil photo. Croquant de la pellicule tout ce qui autour de lui le prend au coeur. La beauté d’une vieille paysanne dont les traits du visage se perdent dans les plis colorés de son fichu, les coussins sur lesquels elle est assise, contre un mur lézardé. Les terrasses fleuries au milieu de nulle part. Les paysages qui vous prennent toujours aux tripes, là bas, parce qu’il y est possible, en moins de dix minutes de passer de paysages lunaires aux prairies ondoyantes, de bruit de villes à des maisons se confondant avec la terre. Avec les yeux émerveillés d’un enfant, il saisit l’humour d’un âne qui semble tirer le monde, accroché à un arbre. Un nuage minuscule perdu au milieu d’un ciel bleu. Des enfants aux habits aussi délavés que des murs, et pourtant aussi criants de bonheur paisible. Des photos hors du temps. Un pays. Une histoire. Un regard empreint de cette plus pure nostalgie turque. Sise au creux d’une histoire qui traverse les temps.

Un artiste. Mais pour que le portrait de cet homme soit complet, il s’agit de ne pas imaginer un poète fluet doucement rêveur. Comme ses photos, est imbibé de réalité. De réalisme. Et il n’y a pas que son appareil photo qui soit muni d’un regard objectif. L’homme parle avec fougue de la réalité sociale du pays. Et quand il passe de son labo, comportant tous les gadgets modernes aux campagnes reculées, s’il est un homme, conscient du visage multiple de ce pays, c’est bien lui. « Je ne peux pas me contenter de prendre une photo sans m’approcher, m’approprier, réellement, l’âme de ce que je fige ainsi. J’ai besoin de connaître l’histoire de ce que je prends en photo. Et parler aux gens, m’intéresser à eux. Parce que rien ne peut se résumer à une carte postale.» Même s’il n’y a pas plus parlant qu’une carte postale signée Cavit Kürnek

Vieux texte, copié-collé de mon vieux blog.
J'ai découvert récemment qu'il s'était mis au net.
J'ai chez moi plein de ses photos originales... et quelques tableaux où j'ai essayé de voler son regard.

S'il y a quelqu'un qui mériterait d'être publié dans un magnifique livre de papier glacé, luxueux et sublime, c'est lui.
Il est magnifique.

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Tuesday, June 23, 2009

Over the dream

All that I know
Over the big blah blahs, the dreams and tears
is resumed in this...
Like make-up removers of cotton to find back earth's face
A little bit tender sugar and sweetness, softness in this world
marshmallows...

pink march mellow - bixby


LIFE
CANT
WAIT
KIDS
NEED
HELP
LOVE
KIDS
MUST
LIVE
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.
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thank you alex valentine for the idea

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Clock Work World



Sometimes, time is the only thing that turns right
when even the world turns in reverse.
And life around waits, just like a building site
photo/text : bixby






The Earth is round
And turns in reverse
So when we advance, in fact, we remain on place.



There is no Clockwork Orange
to make us open our eyes
and Realize
what a poet knows :
Earth is Blue like an Orange



Eating in whole conscience an orange
is like eating the science of the world.



Inconditional Love exists :
it's the love for ones child.



We all come, really, from the same source,
if we really look way down the lines ...
Even parallel lines join together



Roots and branches can't be put in a trunk, they advance on their own.

Some thinking for this day, Tuesday 23.06.09

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Thursday, June 18, 2009

Fût


Auréole dans la poussière

Chaise vide devant un couvert

Journal devant une porte

Boîte aux lettres sans nom

Echo dans le silence

Gant dans la neige

Pas sur une grève

Château de sable

Rides d’un sourire éteint

Traînée blanche sur un fond de teint

Pinceau durci

Mur qui craquèle

Odeur du vieux tabac

Vagues d’un bateau parti au loin

Emballage vidé

Page chiffonnée

Carré de couleur vive

Au milieu d’une tapisserie ternie

... Présence absente


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Tuesday, June 16, 2009

Walter Mitty : suivez le guide de l'humour

Lecture au coin du jardin - bixby


Pour le style
l'esprit
l'humour
Lire pour rire

Je l'avais lu, il y a quelques années, et n'avais jamais pu remettre la main dessus. Epuisé.
C'est fou, tous ces livres épuisés.
Et puis, l'autre jour, un besoin de rire, peut-être, m'a fait m'interroger sur la potentielle existence d'une réédition ...

Merveilleux. Intemporel. Délicieux.

J'aime particulièrement la nouvelle : "Imprudents voyageurs" où il part d'une idée simplement géniale... Ces petits guides pour les voyageurs se rendant à l'étranger, dans un univers inconnu, rendu encore plus sombre par tout ce qui pourrait arriver. Preuve en sont les phrases qu'il faut absolument connaître face aux "inévitables" tracas divers que l'on pourrait rencontrer.


"Chaque page contient une liste d'expressions anglaises placées l'une au-dessus de l'autre, ce qui lui donne l'aspect d'un poème. La traduction française est en regard. (...)

"Le malheur commence véritablement dans le chant intitulé "A la douane". Nous y trouvons :"Je ne peux pas ouvrir ma valise". "J'ai perdu mes clés" "Aidez-moi à fermer ma valise" "Je ne savais pas que j'aurais à payer" "Je ne peux pas payer autant""Je ne trouve pas mon porteur" "Avez-vous vu le porteur 153 ?" Cette dernière question est, à mon avis, un petit chef-d'oeuvre de style, car nous avons là en quelques mots un portrait animé de ce touriste perdu dans un amoncellement de milliers de bagages et de douzaine de douaniers, cherchant désespérement un porteur parmi cent cinquante-deux autres au moins. Nous sentons que le touriste ne retrouvera pas le porteur 153, et le thème du désespoir est amené" ........

J'adore...


"La vie secrète de Walter Mitty" de James Thurber
pavillons poche robert laffont

Présentation de l'éditeur :

Célèbre écrivain, caricaturiste et humoriste américain, James Thurber est l auteur d'une uvre multiple, aux textes ciselés et aux dessins clairvoyants.Lire Thurber est un malicieux plaisir : cet écrivain et dessinateur qui fut l un des grands talents et l un des piliers du prestigieux New Yorker a un sens considérable du dialogue et de la repartie. L écriture est fluide, nette, souple, et le ton fantaisiste et désinvolte. D une redoutable clairvoyance, le caricaturiste, quand il écrit, fait mouche.

La Vie secrète de Walter Mitty en est le parfait exemple : ce recueil de vingt-trois nouvelles et six fables animalières présente des personnages fantasques et naïfs empêtrés dans des situations d une comique absurdité. Tel Walter Mitty, le héros d une nouvelle éponyme, qui après avoir roulé en silence jusqu à Waterbury et déposé sa femme chez le coiffeur, part faire quelques courses et se jette dans des divagations toutes plus loufoques les unes que les autres.

Le succès de ce grand classique de l humour américain du XXe siècle s est d ailleurs poursuivi au cinéma avec la célèbre adaptation en 1947 de La Vie secrète de Walter Mitty, de Norman McLeod.

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Friday, June 12, 2009

Tant de temps

bixby

Des liens

Le temps perdu ne se rattrape pas

parce qu'il est le lasso qui vous tient

Le temps est une corde

On peut choisir de ne voir que le bout qui nous pendra, à la fin

Ou pleurer sur le bout de cordon que l'on nous a enlevé
Hier

Les bouts que l'on a coupé, qui nous manquent, comme des amputations aux douleurs fantomesques, que l'on a noué, dénoué, en ficelles, en fils, en tresses, en chanterelles, en bourdon...

Et puis, on peut essayer de lui marcher dessus
Difficile équilibre
Mais qui force à regarder devant soi comme un premier de cordée.


Perdre son temps
C'est perdre des fils
Et comme les fils, c'est ce qui nous ligote
Perdre son temps, c'est vivre un peu plus libre

Perdre un peu de sa vie
C'est attacher sa corde
A un espoir, à un être,
Se nouer à une autre corde
Et en dépendre jusqu'à perdre son souffle
Attendre
A en oublier de vivre

Et puis, il y a le temps que l'on avait confié

tel un mouchoir de dentelles

temps qui vous mord

un peu

une fois perdu

Tuesday, June 09, 2009

Mot bateau

jet set's kayik © bixby
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Les mots profonds
Ne touchent jamais le fond
Ils flottent toujours
Identiques
Dans leur fond

C'est la hauteur
De ceux qui les lisent
Qui change leur profondeur
Et c'est le poids du sens
Dont on les charge
Qui les fait couler
Ou voler

Ce qui rend les mots lourds
C'est lorsque pour leur donner un sens
On doit les surcharger

de son sang, ses larmes
de trop de pesant d'âme


Et ces mots nous tirent au fond
Lorsqu'ils sont engloutis
Comme des meringues
emplis de vides inconsistants


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