Trois vapur à Izmir

Il y a les gens normaux. Et puis, il y a les fous. Les traversés par des éclats de folie. Donc, l'autre jour, j'étais chez moi. A Izmir. Il y a plein de côtés, à Izmir. Et la mer, au milieu. Et des vapur. Des bateaux. J'adore les bateaux. Mon côté le plus terrien c'est d'aimer être sur l'eau. Je sais, c'est un peu idiot. Il paraît que mon grand-père (pas celui qui a débarqué quelque part là sur la photo, l'autre) a fait une traversée en bateau pour les Etats-Unis, plutôt que de prendre l'avion. Ce doit être génétique, ce truc avec les bateaux, l'impression d'étouffer en l'air.
Bref. Donc, l'autre jour, j'étais à Karsiyaka et je me suis rendue en face. Comme le font plein de travailleurs, et autre, depuis des décennies, quasiment inconscients de la chance incroyable de faire ce trajet extraordinaire.
(soupir)
Donc ci-dessus, c'est une carte. On y voit Karsiyaka (je précise pour Kitty que je ne peux voir, juste là, avec mon PC, mes photos et tout). En haut. Je vais à Alsancak qui représentait, à l'époque, dans ma tête, une sorte de waow, New York, plein de buildings é-nor-mes, comparés à chez moi (à Karsiyaka). Alsancak, c'était le truc hyper chic, quoi, avec boutiques, très luxe. C'est là, aussi qu'il y a une maison, devenue Musée, où je ne manque pas de me rendre, chaque année. Une sorte de pélerinage personnel. A chacun le sien. Voyez. Mais ce sera une autre histoire. Donc, je me suis promenée un moment dans les rues, bu un délicieux jus de cerise dans un des petits bistrots dans les rues perpendiculaires à la mer, puis devant en fait prendre un bus à "üçkuyular" (tout en bas à gauche sur la carte), j'ai tranquillement avancé vers Pasaport (comme son nom l'indique, un endroit où l'on débarquait avec les papiers et tout)

J'avais l'intention d'aller me prendre un çay avec le coucher de soleil. Juste après le bâtiment jaune, il y a plein de bistrots au bord de la mer. Et fallait bien que je m'assieds quelque part, bon chic bon genre, ne pouvant simplement m'affaler à côté du pêcheur de la photo. (soupir) Comme on faisait avec mes oncles et mon cousin. Mais bon, nous on pêchait tôt le matin, c'est vrai.
Et donc c'est là que ça m'a pris.
Plutôt que de prendre un thé, puis un bus jusqu'à la gare des bus, j'ai sauté à bord d'un autre bateau. Cette fois pour Bostanli.

Et c'est si bon, vous ne pouvez imaginer, de regarder cette sublime vue s'éloigner, sans pleurer. Un luxe ! T'as pas idée. Parce que ouais, petite, cette vue là, cela signifiait 11 mois loin d'ici. De mon abi, (grand frère, en fait cousin) de la famille, de tout. Du bruit. De l'odeur. Tout.

Et après, depuis Bostanli, j'ai pris un ferrybot. oups. Ferry-boat. Comme celui de çanakale. La traversée pour passer du côté ouest à l'orient. Je sais, faut être un peu cinglée pour se refaire 40 ans de voyages aller-retour, comme ça, à coups de jeton que les autres passagers ils enfilent dans des slot comme ici on prend le métro. Mais qu'est-ce que c'était chouette.
Il y en a qui rêvent de devenir hôtesse de l'air. Moi, je sais, je suis un peu hors-data, mais qu'est-ce que cela me plairait, vendeuse de çay sur un de ces bateaux.
Haaaa.
Soupir
all photos, (like every image on this site) bixby

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