Next step : Iran

Il m’arrive d’avoir le mal de terre.
Mais jamais je n’ai eu de mal de mer, de train, ou de voiture. L’avion, c’est une autre histoire… je sais, je sais, il existe des cours, il suffit de mettre sa tête dans les genoux comme une autruche et tout ira bien. Il suffit de ne pas lire la notice explicative de l’avion dans lequel on monte – ce que je suis incapable de ne pas faire – ne pas se demander pourquoi l’avion vole plus vite et plus haut que prévu par les constructeurs, ne pas avoir envie de se ruer sur le gamin qui joue avec sa game boy (c’est marqué que l’on ne doit pas, zut). Il y a trente ans, les gens montraient leurs valises et montaient à bord. Aujourd’hui je regarde les gens qui montrent leur valise et j’ai l’impression d’être une vache allant à l’abattoir. J’ai découvert le terrorisme à 7-8 ans. C’est certainement la raison pour laquelle je me sens si concernée. Parce qu’il n’y a rien de plus fou que de ne pas essayer de comprendre les raisons motivant tout acte.
A vous rendre fou.
Oui.
Le 11 septembre 2001, nous devions aller voir « Amélie Poulain » avec mon âme sœur, ma Kitty, comme je l’ai appelée, un jour, sur le net. Oui, oui, cela vient d’Anne Franck. Il faut dire que j’ai commencé à écrire pour évacuer ce que mes proches ont tellement entendu, qu’ils auraient pu commencer à m’éviter. Oui, parce qu’évidemment, le terrorisme arménien, l’ASALA, m’a amené à comparer, à un âge où généralement les jeunes filles comparent la poussée de leur poitrine sous leur T-shirt, à comparer, disais-je, la compréhension de ce terrorisme avec celui, tiens, des Palestiniens. Le problème palestinien m’a amenée au terrorisme des bons et mauvais sentiments… Traduire le site du croissant rouge palestinien m’a amenée à devenir folle en pensant qu’à 10 jours près, un enfant, tiens, un enfant comme Anne, peut disparaître à cause du silence monstrueux. La violence de certains malades de leurs concepts de « races » m’a évidemment amenée à essayer de comprendre la NAACP, et sur ma lancée, à écouter aujourd’hui des chansons de M.I.A. Bref, un jour j’ai gravement pété les plombs.
Il se trouve que mon fils ressemble à deux enfants : Mohammad Al Durrah et un enfant israélien, dont j’ai la photo ici, d’un Paris-Match avec Daniel Gélin en couverture. C’est monstrueux, c’est terrible comme ces 3 enfants se ressemblent. En fait, il suffit de plonger ses yeux dans le regard d'un enfant pour se dire qu'ils se ressemblent tous, tellement. En ce qui me concerne, je n’ai qu’une seule foi : le droit des enfants. Il y avait une nouvelle de Stephen King avec des enfants rois qui éliminaient tout ce qui dépasse l’enfance. Quand je lis ces vieux salopards en train de creuser de quoi trouver encore et toujours des raisons de haïr, je me surprends à rêver d’un monde où seuls les enfants et les chiens auraient droit à la parole.
Sur des sites internet où j’écrivais, (comme des surplus de mots à ma Kitty) j’ai fait la connaissance de gens très compliqués : On m’a traitée de « sale Juive », de sale Turque, on ma conseillé d’aller relire mon Coran, on m’a dit que j’étais alcoolique, on m’a demandé si je cherchais une aventure, si j’étais lesbienne, on m’a suggéré que j’étais ménopausée vu mes névroses. En fait, comme le disait Romain Gary : « Il faut être dans un état d’équilibre parfait pour ne pas être déséquilibré par les déséquilibrés » Moi, le monde m’a toujours mis dans un état d’équilibre précaire. Essayer de comprendre les raisons de la haine, c’est déstabilisant. On se sent un peu l’âme d’un Graham de Thomas Harris, perdu au milieu de tonnes de sensations.
Ce jour-là, nous ne sommes pas allé voir « Amélie Poulain ». J’étais en train de peindre une sorte d’étang… mais je n’ai plus réussi à rendre quoi que ce soit. Une envie de gerber, peut-être. Oui, je l’avoue, pas à cause de l’évènement en soi, mais pour ses suites logiques. Quelques jours après, passant devant ma toile, mon fils m’a fait remarquer que ça ressemblait à New York… je l’ai regardé, j’ai terminé mon tableau,
Mais jamais je n’ai eu de mal de mer, de train, ou de voiture. L’avion, c’est une autre histoire… je sais, je sais, il existe des cours, il suffit de mettre sa tête dans les genoux comme une autruche et tout ira bien. Il suffit de ne pas lire la notice explicative de l’avion dans lequel on monte – ce que je suis incapable de ne pas faire – ne pas se demander pourquoi l’avion vole plus vite et plus haut que prévu par les constructeurs, ne pas avoir envie de se ruer sur le gamin qui joue avec sa game boy (c’est marqué que l’on ne doit pas, zut). Il y a trente ans, les gens montraient leurs valises et montaient à bord. Aujourd’hui je regarde les gens qui montrent leur valise et j’ai l’impression d’être une vache allant à l’abattoir. J’ai découvert le terrorisme à 7-8 ans. C’est certainement la raison pour laquelle je me sens si concernée. Parce qu’il n’y a rien de plus fou que de ne pas essayer de comprendre les raisons motivant tout acte.
A vous rendre fou.
Oui.
Le 11 septembre 2001, nous devions aller voir « Amélie Poulain » avec mon âme sœur, ma Kitty, comme je l’ai appelée, un jour, sur le net. Oui, oui, cela vient d’Anne Franck. Il faut dire que j’ai commencé à écrire pour évacuer ce que mes proches ont tellement entendu, qu’ils auraient pu commencer à m’éviter. Oui, parce qu’évidemment, le terrorisme arménien, l’ASALA, m’a amené à comparer, à un âge où généralement les jeunes filles comparent la poussée de leur poitrine sous leur T-shirt, à comparer, disais-je, la compréhension de ce terrorisme avec celui, tiens, des Palestiniens. Le problème palestinien m’a amenée au terrorisme des bons et mauvais sentiments… Traduire le site du croissant rouge palestinien m’a amenée à devenir folle en pensant qu’à 10 jours près, un enfant, tiens, un enfant comme Anne, peut disparaître à cause du silence monstrueux. La violence de certains malades de leurs concepts de « races » m’a évidemment amenée à essayer de comprendre la NAACP, et sur ma lancée, à écouter aujourd’hui des chansons de M.I.A. Bref, un jour j’ai gravement pété les plombs.
Il se trouve que mon fils ressemble à deux enfants : Mohammad Al Durrah et un enfant israélien, dont j’ai la photo ici, d’un Paris-Match avec Daniel Gélin en couverture. C’est monstrueux, c’est terrible comme ces 3 enfants se ressemblent. En fait, il suffit de plonger ses yeux dans le regard d'un enfant pour se dire qu'ils se ressemblent tous, tellement. En ce qui me concerne, je n’ai qu’une seule foi : le droit des enfants. Il y avait une nouvelle de Stephen King avec des enfants rois qui éliminaient tout ce qui dépasse l’enfance. Quand je lis ces vieux salopards en train de creuser de quoi trouver encore et toujours des raisons de haïr, je me surprends à rêver d’un monde où seuls les enfants et les chiens auraient droit à la parole.
Sur des sites internet où j’écrivais, (comme des surplus de mots à ma Kitty) j’ai fait la connaissance de gens très compliqués : On m’a traitée de « sale Juive », de sale Turque, on ma conseillé d’aller relire mon Coran, on m’a dit que j’étais alcoolique, on m’a demandé si je cherchais une aventure, si j’étais lesbienne, on m’a suggéré que j’étais ménopausée vu mes névroses. En fait, comme le disait Romain Gary : « Il faut être dans un état d’équilibre parfait pour ne pas être déséquilibré par les déséquilibrés » Moi, le monde m’a toujours mis dans un état d’équilibre précaire. Essayer de comprendre les raisons de la haine, c’est déstabilisant. On se sent un peu l’âme d’un Graham de Thomas Harris, perdu au milieu de tonnes de sensations.
Ce jour-là, nous ne sommes pas allé voir « Amélie Poulain ». J’étais en train de peindre une sorte d’étang… mais je n’ai plus réussi à rendre quoi que ce soit. Une envie de gerber, peut-être. Oui, je l’avoue, pas à cause de l’évènement en soi, mais pour ses suites logiques. Quelques jours après, passant devant ma toile, mon fils m’a fait remarquer que ça ressemblait à New York… je l’ai regardé, j’ai terminé mon tableau,

Du sang à la rivière de sang
puis j’ai peint le deuxième, très vite. (post suivant) Pour équilibrer le tout… Parce que c’est cela, la réalité. Les bons comptes font les bons ennemis.
Avant de ne plus être capable de peindre quoi que ce soit, longtemps, très longtemps. Ces petites fleurs, ces petits paysages ridicules, c’était tout simplement trop idiot, comme thèmes.
Des enfants, un chien et je vous assure que tout prend un sens.
Comment est-ce que l'on peut, le plus sérieusement du monde et dans une sorte de "cohérence" tranquille, tellement qu'elle en est à couper le souffle, imaginer, que ouais euh tank à faire hein y a ka aussi exploser l'Iran koa.
Je ne sais pas, je suis complètement dépassée.
Pour les malades mentaux qui n'avaient pas conscience de l'existence d'êtres vivants, bordel, de femmes, d'enfants, en Afghanistan, puis, en Iraq, est-ce que si cet argument
ENORME
ne leur parlait pas,
Est-ce qu'au moins la
MERDE ENORME
en Iraq ne leur montre pas la connerie de cette fuite en avant ?
Je me sens dépassée.

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